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Louise et Hugo

Louise
« Louise et Hugo », une nouvelle lue par Carine Delfini, « Dernier rêve avant la nuit », RTS La Première, 1er mai 2015

Les rêves ont toujours une manière si particulière de se raconter, de s’inventer des histoires, une incongruité, une invraisemblance, un instant qui n’a rien à voir avec le précédent et s’évapore ensuite, un geste, une main, la ligne d’un sein, une femme dont je vois, en même temps, le dedans et le dehors, le visage et la pensée, la peau et le vêtement qui la couvre, les plis et la colère. Dans le temps du rêve, une seconde est une vie, les instants se contractent. Elle disparaît lorsque je tente de la retenir, passe la porte, non, il n’y a pas de porte, il n’y a plus de porte là où je croyais en voir une, elle traverse le mur, je cours, ma tête heurte la paroi, provoque une fulgurance, une douleur atroce, le sang jaillit immédiatement, explose, je le sens couler à l’intérieur de ma bouche, partir en vague. J’entends ses pas dans l’escalier. Le mur disparaît. Devant moi, il n’y a que la neige, une infinitude de blanc et ses traces au milieu, et le rouge de mon sang cristallise à mes pieds.

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Fade to black

Fade to Black, un court métrage réalisé par Amer Albarzawi, un Syrien originaire de Raqqa. Depuis juin 2014, la ville est le fief du groupe Etat islamique en Syrie.
En une minute, le basculement de la vie. Amer Albarzawi, en couple avec Farah Presley (l’actrice du film). Il vit aujourd’hui en Turquie.
“Il est plus que jamais essentiel que les artistes syriens créent, pour que l’histoire et la culture syriennes continuent à vivre.” Ce sont ses mots.

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Trafic de désirs

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Il est là! Le recueil des nouvelles de la #maisonéclose. Quinze textes pour explorer le désir. Huit artistes graveurs de l’atelier Le Poisson Bouge y croisent leurs regards avec les mots. Deux CD accompagnent le livre. Ils contiennent les nouvelles lues par leurs auteurs.

Le recueil est disponible dans toutes les bonnes poissonneries et ici.

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En attendant mes trous de mémoire

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Il y a une certaine impatience à tenir #mestrous entre mes mains. Je ne sais pas vous, mais moi, oui! #mestrous, c’est le petit nom que j’ai donné à mes trous de mémoire, le bouquin qui paraitra chez Slatkine début 2016.
Tenez! En attendant le plaisir de suivre les mots, je vous propose déjà les musiques que l’on pourrait associer à chaque nouvelle.

Installez-vous confortablement dans le hamac du temps, un petit vent dans les voiles, un pur malt à portée de main et écoutez les sons avant les mots (ils arrivent à petits pas d’éditeur).

L’homme sans nez
« Remembering« , Avishai Cohen, tirée de l’album At home, 2005

Un songe ne ment jamais
« The Narcissist« , Dean Blunt et Inga Copland, tiré de The Narcissist II, 2012

La tache bleue
« Bafio », Barbouze de chez Fior, tiré de l’album Polysomnographie, 2014 (si vous avez un lien… en attendant, le site de ces géniales musiciennes est ici)

La femme invisible
« Leila au pays du carrousel« , Anouar Brahem, tiré de l’album Le pas du chat noir, 2001

Un venteur de moi
« Busy« , Ibrahim Maalouf, tiré de l’album Illusions, 2013

Louise et Hugo
« Que reste-t-il de nos amours » puis « Jardin d’hiver« , versions chantées par Stacey Kent dans Raconte-moi, 2010

Comment le monde a disparu
« Red Right Hand » , bande originale du film Peaky blinders, Nick Cave And The Bad Seeds, 2014

Le voyage en Océgon
« Otto e mezzo« , Nino Rota, thème du film éponyme de Federico Fellini, 1963

Les yeux de Knock
« By the sea » et le thème du film de « L’Eternité et un jour », de Théo Angelopulous, musique d’Elini Karaindrou, 1998

Le suicide d’un personnage
« Empty dream« , Youn Sun Nah, tiré de l’album Lento, 2013

Moderna
« Cammina Cammina« , chanson de Pino Daniele, la version de Piers Faccini et Vincent Segal, tirée de l’album Songs of time lost, 2014